Et le rêve s'en fut

1982



“Et le rêve s’en fut...” (1982)

pour clarinette, violon, percussion et piano (25 min.)

 

Malgré son titre évocateur, cette oeuvre ne relève pas de la “Musique à programme” ; au contraire, ce quatuor constitue une tentative de conceptualisation, de transposition musicale de la notion - ou plus particulièrement, ma notion subjective - de rêve. En effet, le rêve, domaine de l’illusion et de l’illogisme, lieu de rencontre de l’imaginaire et du vécu, est pourtant régi par de profondes structures internes mais subconscientes. Transposées en musique, cette conception engendre paradoxes et surprises, comme ces clichés évocateurs de jazz ou ces surprenants changements de tempi. Mais elle induit également des simultanéités, des rapprochements du présent et du passé, à l’occasion de périodes lentes où la mélodie éclatée s’organise en schémas harmoniques tonals. Ainsi naît un monde sonore basé sur quatre motifs principaux développés à travers l’oeuvre en autant d’atmosphères, louvoyant entre le mielleux, voire le voluptueux, et le cauchemardesque, apologie du quatrième motif, qui conclut l’oeuvre dans une débauche de virtuosité instrumentale. Je laisse d’ailleurs à l’auditeur le soin de découvrir la signification de l’accord final...

 

“Et le rêve s’en fut” remporta le premier prix au concours international de Lille (France) en 1982. L’œuvre fut créée par l’Ensemble « Musiques Nouvelles » au Festival des Musiques contemporaines de Lille cette même année. La partition est dédiée à Philippe Dewonck.

Claude LEDOUX


LP Igloo, 1984 (Chant, Et le rêve s'en fut)









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Durée
0:25:0
Effectif

pour violon, clarinette, percussions et piano

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