Lettre soufie : Z1 (Zâ')

2003

Lettre soufie : Z(1) pour alto, piano et électronique est une commande de Vincent Royer et Jean-Philippe Collard-Neven, en coproduction avec le Centre Henri Pousseur.  L’œuvre porte sur la lettre (signe), septième colonne du tableau, qui met en relation Zaki (nom de Dieu), 37 (chiffre du nom), Purificateur, Composé, Amour (vertu de la lettre), Eau (élément), Miel (parfum de la terre), Cancer, Lune, le jinn Kapûsh et l’ange gardien Sharkâ’il.  En pratique, ces correspondances ne prennent sens que dans leurs rapports avec l’ensemble du tableau (bien trop long pour être proposé ici) et en fonction des significations symboliques des divers attributs et des articulations qui les lient.

Formellement la pièce se déroule comme la succession, puis l’accumulation par débordement, de 37 « vagues » sonores, comme autant de variations en expansion sur l’espace et sur la matérialité changeante du timbre, pour lesquelles l’alto joue tour à tour le rôle de déclencheur et de réacteur.  Le matériau harmonique, les procédés rythmiques et la texture polyphonique sont progressivement extraits – par empilement de synthèses « soustractives » conflictuelles – du son le plus informe de l’alto (un simple grattement d’archet).  A cette extériorisation du son et de son organisation correspond, comme en négatif, une intériorisation de l’espace, en une lente ascension initiatique vers les cimes.

Le traitement électronique en temps réel, prévu pour une diffusion spatialisée sur dispositif octophonique et comprenant également quelques séquences issues de sons d’alto préenregistrés, a été réalisé sur Max/MSP au Centre Henri Pousseur par Jean-Marc Sullon.  Il est.

Membre(s)
Numéro
2
Durée
0:13:0
Effectif

pour alto, piano et électronique